Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL D'ORLÉANS
Rétention Administrative
des Ressortissants Étrangers
ORDONNANCE du 19 AVRIL 2024
Minute N°
N° RG 24/00886 - N° Portalis DBVN-V-B7I-G7C6
(1 pages)
Décision déférée : Juge des libertés et de la détention d'[Localité 3] en date du 18 avril 2024 à 12h00
Nous, Brigitte Raynaud, président de chambre à la cour d'appel d'Orléans, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Hermine Bildstein, greffier stagiaire en pré-affectation sur poste, aux débats et au prononcé de l'ordonnance,
APPELANTS :
1) LA PRÉFECTURE DU MORBIHAN
non comparante, non représentée
2) LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE PRÈS LE TRIBUNAL JUDICIAIRE D'ORLÉANS
INTIMÉ :
M. X se disant [R] [X]
né le 6 Août 1999 à Zarzis (Tunisie), de nationalité tunisienne,
non comparant, non représenté, régulièrement convoqué à personne contre récépissé au centre de rétention d'[Localité 2]
MINISTÈRE PUBLIC : en la personne de Mme Christine Teixido, avocate générale.
À notre audience publique tenue en visioconférence au Palais de Justice d'Orléans, conformément à l'article L. 743-8 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le 19 avril 2024 à 10 heures ;
Statuant en application des articles L. 743-21 à L. 743-23 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et des articles R. 743-10 à R. 743-20 du même code ;
Vu l'ordonnance rendue le 18 avril 2024 à 12h00 par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire d'Orléans constatant l'illégalité du placement en rétention et mettant fin à la rétention administrative de M. [Z] se disant [R] [X] ;
Vu l'appel de ladite ordonnance interjeté le 18 avril 2024 à 15h37 par la préfecture du Morbihan ;
Vu l'appel joint du procureur de la République pres le tribunal judiciaire d'Orléans interjeté le 18 avril 2024 à 16h34 ;
Après avoir entendu Mme [E] [V] en ses observations,
Vu l'arrêté portant assignation à résidence pris par la préfecture du [1] du 18 avril 2024 et notifié le jour même à 16h51 ;
AVONS RENDU ce jour, publiquement et contradictoirement, l'ordonnance suivante :
La cour constate que l'arrêté de placement objet de l'appel n'a plus d'existence juridique puisqu'une décision d'assignation à résidence a été prise par la préfecture le 18 avril 2024 ; qu'ainsi, l'appel de la préfecture comme celui du parquet est devenu sans objet.
PAR CES MOTIFS,
DÉCLARONS recevable l'appel interjeté par la préfecture du Morbihan ;
DÉCLARONS recevable l'appel interjeté par le procureur de la République près le tribunal judiciaire d'Orléans ;
CONSTATONS qu'ils sont sans objet ;
LAISSONS les dépens à la charge du Trésor ;
ORDONNONS la remise immédiate d'une expédition de la présente ordonnance à la préfecture du Morbihan, à M. X se disant [R] [X], et au procureur général près la cour d'appel d'Orléans ;
Et la présente ordonnance a été signée par Brigitte Raynaud, président de chambre, et Hermine Bildstein, greffier présent lors du prononcé.
Fait à [Localité 3] le DIX NEUF AVRIL DEUX MILLE VINGT QUATRE, à heures
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
Hermine BILDSTEIN Brigitte RAYNAUD
Pour information : l'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition.
Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.
NOTIFICATIONS, le 19 avril 2024 :
La préfecture du Morbihan, par courriel
M. le procureur général près la cour d'appel d'Orléans, par courriel
M. X se disant [R] [X] , par LRAR
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